Putain, c'est en me disant: "J'ai jamais demander à t'avoir"!
C'est avec ces formules, trop saoulées enfin faut croire.
Que mon père a contribué à me lier avec la rue.
J'ai eu l'illusion de trouver mieux, j'ai vu
Ce qu'un gamin de quatorze onze ans, avec le décalage de l'âge
Peut entrevoir, c'était comme un mirage.
Plus d'interdit, juste avoir les dents assez longues
Pour croquer la vie, profiter de tout ce qui tombe.
La rue a su me prendre car elle me faisait confiance.
Chose qui avec mon père était comme de la nuisance.
Aucun d'entre nous n'a voulu recoller les morceaux.
Toutes tentatives nous montrait qu'on avait vraiment trop d'ego.
Mon père n'était pas chanteur, il aimait les sales rengaines.
Surtout celles qui vous tapent comme un grand coup de surin en pleine poitrine.
Croyant la jouer fine, il ne voulait pas, ne cherchait même pas,
À ranger ce putain d'orgueil qui tranchait les liens familiaux,
Chaque jour un peu plus.
J'avais pas l'impression d'être plus coté qu'une caisse à l'argus.
Donc j'ai dû renoncer, trouver mes propres complices,
Mes partenaires de glisse. Désolé si je m'immisce.
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